Tous les articles par Christophe Jeunesse

Messe du Jeudi Saint – Annonce du départ du Père Stanislas


 La messe du Jeudi Saint célébrée en l‘église Saint-Michel de Reichstett a été marquée par le lavement des pieds à douze paroissiens de tous âges en signe du Christ serviteur qui nous appelle à servir nos frères à sa suite. Dans son homélie en cette fête de l’institution de l’eucharistie l’abbé Stanislas Mendy a médité sur le sens de ce sacrement. Rappelant que « la dévotion à l’eucharistie n’est pas facultative », il insistait sur le fait qu’elle est d’initiative divine – « le choix de Dieu » – motivée par « le génie de l’amour, une façon d’aimer à la manière divine, la plus divine façon d’aimer l’homme ». Elle a deux fonctions envers nous : d’une part « le pain de vie est notre nourriture pour avoir en nous la vie », de l’autre elle est le moyen par lequel « Dieu se met à disposition de notre adoration en se rendant visible dans le pain eucharistique ».

En ce jour de l’institution du sacrement de l’ordre l’abbé Stanislas nous incitait aussi à aimer nos prêtres et à prier pour eux. Et de souligner dans la foulée de l’homélie de Mgr Ravel à la messe chrismale que le ministère est un service des fidèles : « Dans l’Église il n’y a pas de places d’honneur ».

 

Départ imminent

Ce qui lui permit de revenir sur l’annonce qu’il avait faite au début de la célébration de sa nomination en septembre comme vicaire épiscopal à Mulhouse (pour visionner cette annonce cliquer sur le lien annexé à ce texte) en rappelant que ce n’est pas un honneur qu’on lui fait mais un service plus haut que Mgr Ravel lui confie et qui l’étonne encore : « Je suis surpris qu’on m’ait choisi. Je n’ai aucun mérite, c’est le don de Dieu. » Conscient que ce départ précipité va couper notre communauté – « ballottée » une fois de plus – dans son élan alors que la mayonnaise venait de prendre, il nous a certifié avoir obtenu de l’archevêque l’assurance de son souci pour le choix de notre nouveau prêtre de la bonne continuité de l’oeuvre déjà accomplie. Ceci dit, ceux qui avaient jaugé la qualité de notre pasteur actuel à sa vraie valeur se doutaient bien qu’il ne resterait sans doute pas longtemps parmi nous. Car, pour filer la métaphore sportive, il est bien difficile à un petit club de garder ses meilleurs joueurs. Et ici aussi le transfert a lieu avant la fin du contrat. C’est d’autant plus difficile qu’en fait nous perdrons non pas un joueur, mais un entraîneur, un vrai premier de cordée qui nous conduit au Christ et organise en ce sens son Corps qui est l’Église à Reichstett et Souffelweyersheim.

Gérard Banholzer

 

Messe des rameaux

La messe des rameaux a été animée par les cœurs chantants. Elle a commencé en extérieur, comme il est d’usage, avec la bénédiction des rameaux. Il s’en est suivi la lecture de la passion.

Mettant en regard l’évangile des rameaux, et celui qui raconte le procès de Jésus, le Père Stanislas a fait le constat saisissant de la versatilité des foules, et donc de nous-mêmes. Il nous a ensuite invité à contempler la crois non comme le signe de notre ignominie, mais bien comme celui de notre salut. Pour voir la vidéo de l’homélie, cliquez ici :  https://youtu.abe/38eddKagvgc

Le curé a terminé la célébration en faisant le constat qu’il y avait là une belle communauté et a annoncé, dès le vendredi saint, le passage des crécelles dans le village, et ce jusqu’au retour des cloches de Rome !

Une vente de gâteaux à la fin de la messe a été réalisée au profit des servants de messe.

 

Messe du 5ème dimanche de Carême – 18 mars à Reichstett

Dans la montée vers Pâques, la messe du 18 mars à Reichstett a été marquée du sceau de la solidarité. Le Père Stanislas a ainsi appelé au partage, à l’offrande, et particulièrement au profit de ceux qui n’ont rien, de ceux qui ont faim. Damien, du CCFD Terre solidaire, a expliqué aux fidèles que la faim dans le monde n’était pas une fatalité, et qu’en aidant l’organisation qu’il représentait, nous pouvions tous agir contre ce fléau. En effet, si de plus en plus de personnes mangent à leur faim dans le monde, c’est dû en grande partie à tous ceux qui se mobilisent pour améliorer, au quotidien, leurs conditions de vies. Les moyens qui permettent au CCFD d’agir viennent à 90% de particuliers. Si vous souhaitez en faire partie, rien de plus simple : https://soutenir.ccfd-terresolidaire.org/b/mon-don

La strophe 3 du chant d’offertoire, fort bien chanté par la chorale des Hartzengele, disait en substance : « Et vous, riches ou pauvres, savez donner à ceux qui demandent d’être le plus aimés ? Pour ceux qui rêvent de bleu, donnez-leur un peu de ciel au fond des yeux. Et à ceux qui rêvent de fleurs, ouvrez, ouvrez votre cœur… ».

Chacun peut ainsi donner à sa mesure, selon ce qu’il possède, comme un petit enfant met sa pièce au fond du panier de la quête !

A la fin de la messe, une vente de pâtisseries permettait de contribuer à un voyage de la chorale des Hartzengele dans le Jura, ainsi que pour aller rendre une visite à la paroisse du Père Albert. Pour en savoir plus sur cette opération et pour contribuer au voyage dans le Jura via l’achat de délicieux fromages, cliquez ici.

Enfin, le Père Stanislas appelait toutes les bonnes volontés à participer au nettoyage de l’église le 26 mars à 14h00.

HOMELIE DU TROISIEME DIMANCHE DE CAREME  – 03 et 04 MARS 2018/B

Frères et sœurs, nous voici rendus à la troisième étape, 3ème dimanche de Carême. Nous poursuivons notre marche vers Pâques. L’Evangile de ce jour est tiré de Saint-Jean au chapitre 2. Jésus vient d’accomplir son premier miracle aux noces de Cana. C’était le premier SIGNE qu’il envoyait. D’ailleurs, l’Evangile de Saint-Jean est appelé l’évangile des SIGNES. Un texte à ne jamais appréhender dans sa matérialité mais à regarder, comprendre, saisir et assimiler avec un second regard, avec l’interprétation des signes et des symboles.

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Journée mondiale de la prière – 2 mars 2018

Vendredi 2 mars 2018, nous avons célébré la Journée Mondiale de Prière (JMP) organisée par les femmes du Suriname, en l’église Saint-Georges de Souffelweyersheim.
Le thème de cette célébration œcuménique encourage à la préservation de la création avec comme titre  » Voilà c’était très bon ».
Chacun a pu réfléchir aux sujets sensibles qui lui tiennent à cœur et pu prendre des engagements pour préserver la création.

Eveil à la foi – 25 février 2018

  • Découvrir et aller à la rencontre d’un Dieu qui nous aime mais que l’on ne voit pas…
  • Révéler aux plus petits comment Dieu est là aujourd’hui au cœur de leur vie…
  • Faire connaissance avec des personnages clés de la bible : Jésus, Marie, les disciples…

C’est la mission de l’éveil à la foi, moins comme la transmission formelle d’un savoir, que d’une façon de s’adresser aux sens et au cœur des enfants. L’éveil à la foi s’adresse aux enfants de 5 à 8 ans de notre communauté de paroisses. L’équipe est composée de 8 animatrices.

 Les séances, indépendantes les unes des autres, ont lieu une fois par mois, alternativement à Reichstett ou à Souffelweyersheim.

 Chaque séance commence à l’église à 10h00. Les enfants présent, et qui le souhaitent, quittent ainsi l’assemblée pour la sacristie sur l’invitation du prêtre, après le chant d’entrée et le mot de bienvenue. Le temps de rencontre s’articule autour d’un moment de prière, suivi d’un temps de dialogue. Celui-ci est illustré par des images, des silhouettes ou encore des vidéos qui portent sur un thème issu d’un parcours d’éveil à la foi :  » Enfants, louez votre Dieu « . Puis se succèdent un temps de chants, de musique, de relaxation et la réalisation d’un bricolage (galets décorés, personnages en pâte à modeler, bracelet de perles au nom de Jésus, etc.).  Enfin, les enfants rejoignent la communauté au moment du Notre Père pour présenter en fin de messe ce qui a été découvert et réalisé.

A ces séances mensuelles, s’ajoutent deux samedis après-midi par an. Ceux-ci se situent aux moments forts de l’année liturgique, avant Noël et avant Pâques.

Messe de la journée mondiale des malades les 10 et 11 février

Samedi 10 Février à Reichstett & Dimanche 11 Février à Souffel, nous avons célébré le Dimanche de la Santé, avec pour thème « Montre-moi  ton visage« 

Dieu notre Père,
Jésus, le Christ nous a dévoilé ton visage.
Visage d’amour et de tendresse, de douceur et de miséricorde.
Visage défiguré, torturé, humilié.
En Le contemplant, c’est Toi que nous découvrons.
Aujourd’hui Tu te donnes à voir dans les visages de ceux que Tu mets sur nos routes.
Visages rieurs ou souriants, fatigués par le temps, abîmés par la maladie, désespérés par la vie.
Donnes-nous de savoir Te reconnaître et donne-nous ta tendresse pour les rencontrer vraiment.

Chantal LAVOILLOTTE

> Lire l’homélie du jour.

 

18 février 2018 – Premier dimanche de Carême

Frères et sœurs, voici que notre marche commence ! Elle durera 40 jours ! Savons-nous où nous allons? Avons-nous emporté avec nous ce qu’il est nécessaire ? 40 jours, c’est long ! Boussole, carte, bonnes chaussures de marche, sac à dos, un minimum de victuailles…. Tout cela sera bien nécessaire pour tenir la route !

Mais nous le savons aussi ! 40 jours dans la Bible est un nombre symbolique. Il renvoie à Moïse parti dans la montagne pour y recevoir la Torah, il a fallu le même nombre de jours à Elie pour arriver à l’Horeb afin de rencontrer le Seigneur ; le peuple hébreux a pris 40 ans pour cheminer depuis la terre d’Egypte, terre d’esclavage, pour arriver en terre de Canaan, la terre promise par Dieu; Jésus , lui-même, est resté 40 jours dans le désert. Et voici qu’aujourd’hui encore, nous sommes invités à parcourir une marche de 40 jours.

Oui, frères et sœurs, nous sommes invités, à la suite de Jésus, à revenir sur les traces du peuple hébreu et de reprendre son chemin ; tout comme Jésus aussi, nous sommes invités à ne pas tomber dans les infidélités à Dieu et les murmures. Jésus, homme juif, connaissait bien l’histoire du peuple qui l’avait précédé. Il lui fallait, à son tour, vivre cette expérience afin qu’elle prenne pour lui tout son sens. Il en est de même pour nous aujourd’hui.

Il est question de Noé dans les deux lectures de ce dimanche. Le récit de la Genèse rappelle l’alliance établie par Dieu avec ce patriarche et ses descendants, c’est-à-dire l’humanité. Huit personnes seulement étaient sauvées des eaux, rappelle Pierre dans son épître. Désormais tous les baptisés, (lavés dans l’eau et dans l’Esprit) sans limites de nombre, ce qu’annonçait l’alliance avec la descendance de Noé, sont maintenant sauvés par la mort et la résurrection de Jésus. Passé par l’épreuve du désert, Jésus peut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume.

Frères et sœurs, nous aussi, pendant ce temps  de grâce, ce temps favorable du Carême, sommes invités à aller au désert, lieu de prédilection pour rencontrer Dieu, sans obstacle, sans parasite, sans filtre. En marche pendant 40 jours ! Voyageons léger ! Pas besoin de carte ni de boussole ! Avoir confiance en Dieu et se laisser guider par Lui qui nous promet de vivre dans le pays où coulent le lait et le miel, là où, sur des prés d’herbe fraîche, il nous fait reposer.

Ôtons nos chaussures ! Car la terre que nous foulons est une terre sainte. Laissons sac à dos et victuailles de côté. Dieu sera notre seule nourriture pendant ce temps de jeûne tant il est vrai que l’homme ne vit pas seulement de pain…. C’est un temps où nous sommes invités à ouvrir notre cœur à Dieu, un temps où nous sommes invités à nous défaire de toute forme de tentation :

  • la tentation du pouvoir…. C’est la nôtre quel que soit notre position…. c’est la mienne, appelé par excellence au service
  • la tentation de l’avoir…. C’est lors des déménagements que l’on se rend compte qu’on a accumulé beaucoup de choses…. qui ne font qu’alourdir notre marche. Le Carême nous apprend à aller à l’essentiel, à marcher vers l’Essentiel.
  • la tentation du savoir…parfois j’ai envie de vous en mettre plein les oreilles…. vous dire que je sais….Mais attention ! Plus on sait, plus on sait qu’on ne sait pas tout, en tout, et dans tous les domaines ! Hum ! « Un sachant » est loin d’être un savant. Ce dernier se distingue par son humilité et sa discrétion.

Les temps sont accomplis ! Le début de la prédication de Jésus marque une nouveauté. C’est le temps du Royaume de Dieu, celui de la réalisation de la Bonne Nouvelle. Le Carême, avec son symbolisme de marche dans le désert, n’est-il pas le temps qui nous permet d’en approfondir le sens ?

Homélie des 10 et 11 février – Journée mondiale des malades

Frères et sœurs, le Livre des Lévites le confirme: aux temps bibliques et évangéliques les lépreux étaient des parias, exclus de la vie sociale, « intouchables », impurs cultuels interdits de Temple. Vêtements déchirés et cheveux en désordre, signes de deuil, en faisaient des morts vivants !

Bravant l’interdit, Jésus se laisse approcher par le malade. Celui-ci, au lieu de clamer « Impur! Impur ! » crie sa foi. « Si tu le veux tu peux me purifier ! ». Jésus étend la main et le touche. Ce faisant, il devient lui-même impur selon la Loi. Prenant en chair en Jésus Christ, Dieu est venu toucher tous les pécheurs. « Celui qui n’a pas commis le péché, il l’a pour nous identifié au péché », écrit Paul. Approchons-nous de lui pour être guéris car il existe aussi des lèpres qui peuvent nous pourrir du dedans: la gangrène de l’égoïsme, le sida de non-résistance au mal, la contagion de la violence.

Frères et sœurs, le geste de Jésus touchant le lépreux lui redonne sa place au milieu des vivants. Il est réintégré, il devient un témoin sans complexe. Oui, cet évangile nous ouvre les yeux et nous interroge. Nos sociétés, si avancées soient-elles, créent des exclusions. La compétition économique et sociale forcenée est fatale aux plus faibles. Les préjugés racistes génèrent le rejet de l’étranger et de l’autre diffèrent. Rejet de ceux souvent considérés comme des pestiférés: les malades du Sida, les SDF, et les gens du voyage avec leur genre de vie diffèrent.

Frères et sœurs, laissons-nous toucher par le Christ en ce dimanche de la Santé. Laissons guérir par l’Eucharistie, sacrement de la guérison par excellence.