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Dimanche 13/01 : fête du baptême de Jésus et Épiphanie.

 

Il y avait une double raison de se réjouir lors de la messe des familles du 13 juillet. On fêtait à la fois la venue des rois mages à la crèche, et le baptême de Jésus. Avec humour, le Père Gabriel introduisait la messe en disant : « Les Rois mages assistent aujourd’hui au baptême de Jésus ! ».

A l’image des Mages, un certain nombre d’enfants et d’adultes étaient habillés aux couleurs du monde. Ils étaient l’illustration de la « communion des peuples » ; « Aux yeux du Seigneur, nous avons tous la même peau » nous expliquait le Père Gabriel. Il poussait plus loin ce constat en expliquant qu’il ne fallait pas faire de distinctions entre les personnes, quelque soit leur appartenance politique ou autre ! Nos différences ne sont pas séparatrices mais réconciliatrices ! Dans un monde pluriel et de fraternité, l’Autre peut toujours nous apporter de quoi nous enrichir.

Plus tard a eu lieu la désignation du nouveau Roi et de la nouvelle Reine des Boucles de la Souffel. Cette désignation se faisait au regard des réponses posées par le prêtre. La première question portait sur ce qu’était l’Epiphanie, mais personne ne sachant répondre, le Père Gabriel a demandé les noms des Rois Mages et sur ce qu’ils avaient apportés à l’enfant Jésus. Deux enfants ont bien répondu et ont été déclarés respectivement Roi et Reine. Le Père Gabriel a bien précisé que, si le Roi au sens humain était celui qui commande, au sens de Jésus, c’est celui qui sait implorer, mettre les autres au-dessus de lui. La couronne les dispose à se mettre au service des petits et du Seigneur qui est bien sûr le premier des Rois. Il va sans dire, que les enfants devront être porter leur titre avec exemplarité au cours de l’année qui vient !

Enfin, dans son homélie, évoquant le baptême de Jésus, le Père Gabriel en a expliqué les raisons : Jésus se fait baptiser car la voie de la résurrection, c’est la mort, la mort symbolisée par l’immersion dans la cuve baptismale. «Dieu nous nous aime pour la vie éternelle, il nous veut éternellement vivant ! » proclame le Père Gabriel.

Enfin, du vin chaud et des Stolle étaient proposés à la fin de la célébration pour financer le prochain voyage à Rome des servants de messe. De nombreux paroissiens ont été ainsi heureux d’échanger autour d’un verre, et ce malgré la pluie, bien présente tout au long de la matinée.

Solennités de Noël

La messe du soir de Noël  animée par la chorale D’Haertzengele le lundi 24 décembre à  17h en l’église Saint-Georges de Souffel  a attiré de nombreux fidèles  au point qu’il n’y avait plus une place assise !  La crèche vivante a été le grand événement extra-liturgique de la soirée.  La messe de minuit à Reichstett, animée par une petite chorale formée sur le tas, a rassemblé bien moins de monde, mais dans une atmosphère recueillie. Au dos des feuilles de chants figurait le message de Noël du père Gabriel-Marie nous souhaitant à tous un très joyeux Noël : « Sur tous vos chemins de joie et de peine, que le Seigneur de Noël vous accompagne de sa réelle présence ! Qu’il ouvre vos yeux afin que son Visage vous soit révélé dans l’humilité et la discrétion de votre quotidienne existence ! Que le Seigneur de Noël éveille vos cœurs et vos mains au dialogue et à la générosité qui seuls détiennent le pouvoir de changer la face de la terre ! Et que sa Parole faite chair soit la joyeuse musique illuminant chacun de vos jours ! » C’est la chorale Sainte-Cécile qui  a animé la messe du jour de Noël, elle aussi très recueillie. Le mot de la fin des trois jours des solennités de la Nativité revint au diacre Michel, papa de Marie, notre secrétaire paroissiale, qui dans son homélie lors de la messe de la Saint Etienne nous invitait, afin d’être remplis de la force de l’Esprit saint, à cultiver l’intimité avec notre Seigneur.

Noël, c’est capital !

J’ai eu la grâce de vivre deux événements capitaux en ce temps d’Avent : le concert pour la paix donné avec la participation de la chorale des enfants de Bethléem à l’initiative des Associations familiales catholiques en l’église Saint-Pierre-le-jeune de Strasbourg et la réception de la Lumière de la paix de Bethléem dimanche soir en l’église Saint-Laurent de Bischheim. Au début du concert de la paix maître Paillot, président des AFC, nous a invités à une minute de silence et de prière pour les victimes de l’attentat du marché de Noël et à applaudir élus et forces de l’ordre qui ont bien réagi en ces circonstances éprouvantes. Puis le concert a commencé avec la prestation de la chorale des enfants de Bethléem qui ont chanté des chants de Noël en arabe. Un moment émouvant. Ils furent suivis par l’atelier choral et le chœur des grands de l’école-lycée Notre-Dame, avant que l’école maîtrisienne de la cathédrale Notre-Dame n’interprète une messe puis des chants de Noël. Le concert s’est terminé par un final de tous les chœurs réunis et s’est conclu par un Je vous salue Marie dont la version en arabe par les enfants de Bethléem était tout simplement admirable. Un bémol toutefois : le jumelage de Strasbourg avec Bethléem a été présenté comme celui des « deux capitales de Noël ». C’est un peu fort de café car, il faut bien le dire, Strasbourg s’est auto-proclamée capitale de Noël : c’est de la « com » ! Bethléem au sens biblique n’est pas « capitale de Noël », même si c’est le lieu du premier et vrai Noël. Et Bethléem a été choisi par Dieu pour la naissance de Son Fils dans une mangeoire, c’est autre chose que le clinquant du marché de Noël !

Le lendemain soir en l’église Saint-Laurent de Bischheim j’ai pu vivre un autre événement en lien avec Bethléem, l’arrivée de la Lumière de la paix de Bethléem apportée par des scouts dans quatre villes de France dont Strasbourg. La paroisse nous a offert après la messe un lumignon avec la flamme en nous invitant à la diffuser autour de nous, ce que j’ai fait illico. Car s’il y a une capitale de Noël, c’est dans notre cœur que Dieu veut la faire. De chacun de nos cœurs Dieu veut faire sa capitale de Noël. Accueillons donc la paix qui vient de Lui et partageons-la autour de nous, c’est capital et urgent dans notre monde si troublé !

Gérard Banholzer

Photo : Le final du concert de la pais avec tous les chœurs réunis. Au premier rang les enfants de Bethléem. 

 

Messe de rentrée et fête patronale Saint Michel – 14/10/18

Le 14 octobre s’est déroulé un double évènement dans notre communauté de paroisse, la fête patronale Saint Michel, le Saint patron de la paroisse de Reichstett et le démarrage des cycles de catéchisme avec la bénédiction des cartables.

En écho à l’évangile, le Père Gabriel a affirmé à la nombreuse assemblée que la véritable liberté, c’était l’attachement à Dieu, l’union à Dieu. Il a particulièrement exhorté les jeunes à ce que leur principale source de bonheur de soit pas le jeu vidéo, à détacher leur cœur de ce qui les prive d’expérimenter la présence de Dieu, de goûter Dieu en entrant en soi-même, en silence, dans la prière. Il

s’agit pour eux d’aimer Dieu pour qu’il agisse en eux. Il est le meilleur garant de l’avenir qu’ils souhaitent se bâtir.

Il a terminé la messe en bénissant les nombreux cartables déposés au pied de l’Autel et en remerciant chaleureusement les catéchistes pour leur présence et leur dévouement auprès des jeunes.

Nous leur souhaitons à tous une belle année scolaire !

Dimanche 2 septembre 2018 : Installation du père Gabriel-Marie Tchonang


L’église Saint-Georges de Souffelweyersheim était comble à l’occasion de la messe d’installation de l’abbé Gabriel-Marie Tchonang comme curé de la communauté de paroisses des Boucles de la Souffel par le vicaire épiscopal de la zone pastorale de Strasbourg-Eurométropole l’abbé Didier Muntzinger.

De nombreux anciens paroissiens, compagnons de route et amis de l’abbé s’étaient joints aux fidèles des deux paroisses et à neuf confrères prêtres  pour entourer le nouveau curé. L’abbé Muntzinger a commencé par présenter l’arrivant, né au Cameroun il y a 48 ans. Après un temps chez les dominicains il entre finalement au grand séminaire dans le cadre duquel il effectue un stage à la paroisse Saint-Laurent de Bischheim. Ordonné prêtre au titre du diocèse de Strasbourg, il exerce d’abord son ministère dans le Haut-Rhin puis est vicaire à Illkirch-Graffenstaden. Sa dernière affectation comme prêtre coopérateur l’a conduit depuis 2010 pendant huit ans dans le secteur du Dompeter. Docteur en théologie, il est chargé de cours à la faculté de théologie catholique de Strasbourg. Il est aussi désormais prédicateur de retraites au Foyer de Charité d’Ottrott. A son arrivée chez nous il se considère comme « pauvre et mendiant » : « pauvre de mes limites, mendiant de votre miséricorde ». La lettre de mission et d’installation de l’archevêque de Strasbourg lui enjoint notamment d’œuvrer « au bien spirituel et à l’unité de ses paroissiens ». Le mot d’accueil du maire de Souffelweyersheim a été prononcé au nom de son collègue de Reichstett, présent dans l’assemblée.  Les deux maires lui ont alors remis symboliquement les clés des églises. Dans son petit mot la responsable de zone Elizabeth Clément nous a assuré : « Il sera le pasteur de vos âmes, de toutes vos âmes. »

Dans son homélie l’abbé Gabriel-Marie a retenu des lectures du jour l’appel à la sainteté adressé par  Dieu à son peuple et à chacun de nous et donné le but à atteindre : le cœur à cœur avec Dieu qui corresponde à notre vocation à la sainteté, car « nous sommes en route vers des réalités invisibles et éternelles, c’est-à-dire vers le Ciel ». Et de souligner que Dieu appelle chacun : « Recentre-toi sur toi-même, retrouve-Moi au fond de ton coeur ! » Nous conduire à devenir des amis de Dieu, à devenir des saints, voilà, selon ses propres mots,  tout son programme pastoral.

La chorale des Hartzengele lui a même réservé une petite surprise, l’interprétation dansée d’un chant traditionnel de son village natal, un cadeau qui fit monter sur ses lèvres un large sourire de ravissement.

A la fin de la célébration vinrent les mots d’accueil d’une paroissienne et d’une représentante de la communauté protestante, ainsi que du maire de Reichstett. A la suite de quoi il a pris le temps de remercier longuement, et non sans humour, toutes les personnes qui ont accompagné son cheminement et celles qui ont contribué à lui réserver le bon accueil qu’il a trouvé ici. Puis tout le monde s’est retrouvé au foyer Saint-Georges autour du pot de l’amitié.